Alban de Belloy est un jeune entrepreneur qui va faire parler de lui ! Le concept My Vitibox va être lancé dans d’autres pays européens et sa société a déjà signé des partenariats avec Le Figaro et L’Express Roularta.  Une belle réussite pour une entreprise qui a fêté ses un an au mois de mai dernier.

Son idée : vendre des box avec ou sans abonnement pour apprendre à connaître le vin.

A l’occasion de la Journée spéciale Micro-entreprise le 1er octobre sur Gautier-Girard.com, Alban partage avec vous son expérience de créateur d’entreprise.

 Un jeune entrepreneur, alban de belloy, fondateur de Myvitibox

Pourriez-vous nous présenter votre entreprise en quelques mots ?

My VitiBox propose différentes formules d’abonnement vin pour apprendre à déguster et découvrir le monde du vin mois après mois.

Chaque mois, nos abonnés reçoivent en effet à leur domicile un coffret contenant 1,2 ou 3 bouteilles de bon vin sélectionnées par notre sommelier Alain Gousse, ancien du Crillon et de la Tour d’Argent, ainsi qu’un livret pédagogique pour apprendre à déguster. Nous proposons cinq formules d’abonnement vin distinctes pour répondre aux différents besoins des segments de clients que nous avons identifiés -vins du monde, vins rouges, vins de plaisir, vins de garde, vins de prestige.

Et nous nous lançons en Allemagne et en Angleterre.

Comment vous est venue l’idée de créer My VitiBox ?

A ma sortie d’HEC, nous nous sommes mis à organiser de plus en plus souvent des dîners entre amis autour de bonnes bouteilles. Mais personne d’entre nous ne savait vraiment comment les déguster.

Nous n’avions pas forcément le temps de nous inscrire à des cours d’oenologie, et les bouquins sur le vin étaient parfois trop conceptuels.

Il nous manquait une solution pratique, concrète et conviviale pour apprendre à déguster : c’est pour cela que j’ai eu envie de créer My VitiBox !

De l’idée au lancement d’une entreprise, c’est parfois le parcours du combattant… Quelles ont été les principales difficultés que vous avez rencontrées ?

Créer sa boîte, c’est effectivement riche en aventures … pas toujours prévues ; )

  • J’ai par exemple compris deux semaines après avoir lancé mon site qu’il fallait en fait que je re-développe un site complètement différent.
  • Avant de pouvoir prendre un entrepôt en Normandie, j’ai dû stocker plusieurs tonnes de cartons dans ma chambre pendant quelques semaines (accéder à mon lit était quasi impossible).
  • A Noël dernier, j’ai passé plusieurs nuits blanches à imprimer des cartes cadeaux pour nos clients en essayant de réparer les bourrages papiers de l’imprimante (nous sommes depuis passés aux cartes cadeaux virtuelles !).

Chaque semaine connaît son lot de péripéties, c’est parfois vraiment incroyable.

Mais nous sommes toujours là un an après notre lancement, notre croissance est soutenue tout en étant pérenne, et c’est super encourageant. Nous avons désormais des partenariats avec Le Figaro et L’Express Roularta qui « tractent » bien notre business ; nous avons un réseau de fournisseurs et prestataires de qualité qui nous ont permis de nous professionnaliser à vitesse grand V.

Diriger une entreprise, c’est aussi savoir être bien entouré.  Comment avez-vous recruté les membres de votre équipe ?

J’ai eu de la chance car mon équipe est vraiment super ; tous m’aident énormément et j’en profite pour les remercier ici. Je suis d’un naturel plutôt exigeant – avec moi-même et avec mon équipe – car je pense que c’est ce qui permet de se dépasser.

Pour réussir dans notre projet, il fallait qu’un grand professionnel du vin accepte de prendre en charge la sélection de nos bouteilles chaque mois ; j’ai donc rencontré beaucoup de sommeliers et comme je me suis très bien entendu avec Alain Gousse, on a tout de suite décidé de bosser ensemble.

Quels conseils pourriez-vous donner à tous ceux qui veulent créer leur entreprise ?

J’ai vu beaucoup d’entrepreneurs rester au port par ce qu’ils n’avaient pas arrêté de « pivoter », et que du coup, ils étaient restés sur place.

Donc l’essentiel au départ, c’est de sortir du port, de lancer un premier site, une première activité, même si c’est complètement nul et raté. Vous aurez tout le loisir de tout changer par la suite, mais c’est super important de lancer et tester rapidement quelque chose de concret, sinon vous risquez de vous enliser.

En ce qui me concerne, tous les trois mois, je passe une semaine à me poser des questions « de fond » sur mon business pour éventuellement réorienter ma stratégie, et le reste du temps, j’essaye de foncer sans trop réfléchir !

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