Le NACRE (Nouvel Accompagnement pour la Création et la Reprise d’Entreprise) a été créé en 2009, remplaçant par un seul dispositif tout un ensemble de mesures d’aide à la création d’entreprise en faveur des personnes sans emploi ou ayant des difficultés à s’insérer sur le marché du travail. En 2010, 30 000 futurs entrepreneurs ont pu bénéficier de cet accompagnement. Pour 2011, l’enveloppe sera réduite de 30%.

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Inquiétudes

Suite à l’annonce de la réduction des crédits NACRE, les acteurs de l’aide à la création d’entreprise s’interrogent: pourquoi une telle amputation? La baisse des budgets va t-elle avoir des conséquences directes sur les projets des personnes actuellement suivies dans le cadre de cet accompagnement? Dans les régions, cette annonce suscite aussi des craintes sur le nombre de créations d’entreprise: la vitalité économique de certains départements dépend des entreprises qui y sont installées.
D’autre part, Le NACRE est la seule mesure directe en faveur des demandeurs d’emploi, dont on connait les difficultés d’accès au crédit bancaire, faisant bien souvent obstacle à une démarche entrepreneuriale. Cette baisse des budgets va entrainer une réduction de l’aide à des personnes déjà fragilisées, et risque d’accentuer l’inégalité des moyens entre porteurs de projet.

Des crédits réduits mais mieux investis

Le Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé a répondu lors d’une séance à l’Assemblée Nationale sur la question de l’enveloppe allouée au dispositif. Il évoque en premier lieu la maitrise des dépenses publiques qui rend nécessaire cette réduction. L’objectif est de diminuer l’entrée de nouveaux porteurs de projets dans le dispositif: 20 000 pour 2011 au lieu de 30 000. Cependant, les personnes bénéficiant déjà de cet accompagnement ne devraient pas être affectées dans la suite de leur parcours.
Les opérateurs sont eux aussi touchés par la baisse des crédits; le projet est de réduire leur nombre: passer de 800 organismes actuellement conventionnés à 600 pour 2011. Les préfets seront encouragés à établir des partenariats avec les structures accompagnantes les plus actives. Le mot d’ordre: privilégier la performance qualitative et quantitative. Par un effet mécanique, la baisse du nombre d’opérateurs va augmenter le volume de candidats à l’accompagnement pour ceux qui restent.

Moins de crédit, moins de structures conventionnées qui auront plus de dossiers à traiter… au final, ce sont bien les créateurs d’entreprise qui risquent d’en pâtir.

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