Une création d’entreprise est comme la construction d’un immeuble : il lui faut de solides fondations sur lesquelles construire. C’est pourquoi pour mettre un maximum de chances de votre côté, je vous recommande de vérifier ces quelques points relatifs à ses fondements.

Cette check-list a trois buts :

  • Vous faire déstresser,
  • Accélérer le démarrage,
  • Anticiper les temps de latence qui peuvent survenir au moment de l’installation.

Votre entreprise est suffisamment capitalisée

Avoir suffisamment de fonds à la création de l’entreprise, c’est pouvoir fonctionner, pouvoir se développer, pouvoir faire face à l’adversité.

La sous-capitalisation des entreprises est une cause majeure d’échec. Une entreprise sous-capitalisée manque de fonds pour assurer son fonctionnement ainsi que son développement. La sous-capitalisation porte également un grave préjudice à la survie de l’entreprise si celle-ci rencontre une difficulté chronique ou passagère.

Vous pouvez tenir plusieurs mois sans salaire

Vous disposez d’une réserve d’argent qui vous permettrait de subvenir à vos besoins pendant quelques mois.

Vous maîtrisez vos finances personnelles de telle façon qu’en tant que créateur d’entreprise, vous pouvez ne pas vous verser de salaire pendant plusieurs mois. C’est un matelas formidable de sécurité si jamais l’entreprise met du temps à décoller.

Attention : ce n’est pas pour cette raison que vous ne devez pas vous verser de salaire dès que possible. Plus vous attendez, plus vous risquez de prendre les finances de votre entreprise au dépourvu lorsque vous aurez réellement besoin d’argent.

Vous disposez d’un produit d’appel

Votre entreprise dispose d’un produit d’appel pour attirer le chaland. Dans le meilleur des cas ce produit est accessible à l’achat et est l’occasion d’une relation durable avec le client (fidélisation et/ou image de marque).

Attention à ne pas commettre une erreur classique lors de la création de votre produit d’appel : le but du produit d’appel doit être d’orienter le nouveau client vers d’autres produits très rentables proposés par votre entreprise.

Cela veut dire que la qualité de ce produit d’appel doit être suffisamment élevée pour que le client ne change pas de crèmerie au premier instant. Et par ailleurs créer le besoin (l’envie) d’être orienté vers vos produits très rentables.

Pour résumer, considérez le produit d’appel de votre entreprise comme un investissement dont le but est de générer un retour sur investissement élevé.

Vous disposez de plus d’une source de prospects

Vous avez identifié ou utiliserez plusieurs canaux par lesquels vous obtiendrez des prospects.
Pour développer votre clientèle vous avez déterminé une source de prospects principale… ainsi que des sources de prospects potentiels secondaires.

Grâce à cette approche, d’une part vous limitez vos propres risques de créateur d’entreprise, et d’autre part vous anticipez les relais de croissance. Si votre source principale de prospects s’avère défaillante à la création, les sources secondaires prennent le relais. Si votre source principale s’avère plus fructueuse que prévue, les sources secondaires seront tôt ou tard des leviers de croissance pour votre entreprise.

Vous avez testé vos clients types

Vous avez déjà eu l’occasion de traiter avec les clients types qu’aura votre entreprise.

Vous connaissez leurs besoins et leurs envies. Vous avez suffisamment discuté avec eux pour savoir qu’ils seraient prêts à payer pour ce que vous proposez. Au prix que vous avez évoqué.

Dans les métiers de services ou d’entreprises à entreprises, dans l’idéal vous avez déjà discuté d’une signature de contrat avec eux au moment de l’immatriculation de votre entreprise.

Vous avez prévu des actions proactives pour acquérir des prospects

Vos actions de communication et de prospection sont déjà prévues et planifiées.

Cela veut dire qu’à la création de l’entreprise vous amorcerez (comme à la pêche!) pour générer des arrivées de prospects… et ainsi faire rentrer du chiffre dès la création. Vos plans sont déjà prêts, et vous en êtes au stade il n’y a plus qu’à.

Le but est de ne pas plomber vos comptes dès l’immatriculation de la société en passant du temps sur des tâches qui ne rapportent pas immédiatement.

Vous avez délimité vos tâches avec votre associé(e)

Si vous avez un associé et qu’il est actif, vous avez bien délimité le périmètre des tâches de chacun.

De telle façon que vous ne vous marcherez pas dessus. Vous savez quelles sont ses sources de motivation et de gratification, et lui connaît les vôtres. La délimitation considère ces sources.

Vous avez un projet à moyen et long terme

Vous imaginez en gros à quoi ressemblerait votre entreprise si elle était plus grosse.

Dans 6 mois, dans 12 mois, 3 ans, 5 ans… vous visualisez quelles seraient les conséquences si votre entreprise était plus grande qu’à la création. Le but est de vous faire lever un peu la tête du guidon pour envisager l’avenir à plus long terme. Ainsi que vous motiver !

Votre entreprise est différente de vos concurrents

Vous proposez quelque chose de plus que vos concurrents, ou de différent.

En terme de prix, d’emplacement géographique, de qualité, d’approche, etc. Vous devez vous mettre dans la tête de votre client type et lui faire dire en quelques mots en quoi vous êtes différent. De manière crédible, bien évidemment !

Vous vous représentez ce que signifient réussite et échec

L’art d’un bon créateur/manager est de savoir où et quand s’arrêter, qu’il réussisse ou non.

Il vaut mieux s’arrêter en ayant réussi qu’en ayant perdu. Mais au fait, qu’est-ce que réussir et qu’est-ce que perdre ? La question est triviale mais je vous invite à trouver des réponses les plus concrètes (voire chiffrées) possibles.

Si vous n’avez pas encore d’idée précise concernant la réussite, pensez-y de temps en temps. Par contre envisagez dès la création la possibilité de l’échec : quels chiffres montrent l’échec, quelle est votre stratégie pour vous sortir de là, que ferez-vous après ? Il est plus simple de sortir vos billes et rebondir au moment où vous sentez objectivement que cela se présente très mal… plutôt que couler avec un bateau irrécupérable parce que vous avez admis trop tard l’échec.

Qu’ajouteriez-vous à cette check-list de l’entrepreneur dédiée à favoriser sa réussite au moment de la création ?

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