Il est tout à fait légitime de vouloir tester une activité et de commencer à la développer afin de limiter les risques. Dans ce contexte, la micro-entreprise peut sembler très séduisante car ce régime permet de bénéficier de formalités réduites au minimum et d’un taux de cotisations avantageux.

MAIS, et c’est un élément important à prendre en considération, il n’est pas du tout adapté à toutes les activités. Par exemple, si votre activité nécessite un investissement important (local, achat de matériel…), ce statut peut s’avérer au final très désavantageux car vous ne pourrez pas déduire vos charges.

Heureusement, il existe d’autres solutions pour faire un test grandeur nature du potentiel de votre offre de produits/services et apprendre votre métier d’entrepreneur.

En voici 3 qui peuvent vous intéresser :

Quelles sont les alternatives à la micro-entreprise pour tester une activité ?

Le portage salarial

Très adapté aux activités de conseil, le portage salarial vous permet d’être à la fois :

  • indépendant : vous prospectez, négociez avec vos clients, fixez librement vos tarifs…
  • salarié : la société de portage élabore les contrats, envoie et encaisse le montant des factures, puis vous paie sous forme de salaire après avoir prélevé différents frais (cotisations sociales patronales ET salariales, ainsi que sa commission)

Cette solution peut sembler plus coûteuse que la micro-entreprise mais il y a aussi des avantages : vous bénéficiez généralement d’un CDI, vous n’avez pas à vous occuper de la gestion, et vous cotisez sous certaines conditions pour l’assurance chômage.

La coopérative d’activités

Le concept est assez original puisqu’il s’agit d’une entreprise partagée.

En intégrant une coopérative, vous bénéficiez ainsi de plusieurs avantages non négligeables :

  • vous êtes considéré comme un salarié (vous cotisez donc pour le chômage)
  • la coopérative vous héberge juridiquement (c’est donc elle qui supporte le risque)
  • vous pouvez déduire vos frais professionnels
  • vous n’avez aucune limitation de chiffre d’affaires
  • vous bénéficiez de différents services : conseils, comptabilité…
  • vous sortez de la solitude de l’entrepreneur : les coopératives organisent la plupart du temps des événements pour rassembler leurs membres (ateliers thématiques)
  • ET vous gardez une certaine indépendance : votre salaire dépend de votre chiffre d’affaires, vous êtes libre dans la gestion commerciale de votre activité,

Il faut prévoir en contrepartie de verser une contribution à la coopérative. Pour en savoir plus sur cette alternative à la micro-entreprise, voici un dossier qui va vous intéresser : Focus sur la coopérative d’activités

La couveuse ou pépinière d’entreprise

Comme le portage salarial ou la coopérative d’activité, la couveuse vous offre un hébergement juridique ainsi que différents services tel que des locaux, des équipements, différents services (téléphone, accès internet, …) et un accompagnement sur-mesure (incluant généralement des formations et l’intégration de plusieurs réseaux).

Les tarifs vont varier d’une pépinière à l’autre : cotisation annuelle, pourcentage prélevé sur le chiffre d’affaires (de 5 à 10% généralement)… Certaines ont un mode de fonctionnement qui peut être contraignant : pourcentage très élevé (jusqu’à 90%) du CA déposé sur un compte bloqué jusqu’à la sortie du dispositif.

Il faut aussi savoir que vous vous engagez dans la durée (3 ans en moyenne) quand vous intégrez une pépinière.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà testé une de ces alternatives à la micro-entreprise ?

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