Vous avez reçu un email ou un appel d’un magazine reconnu, tiré à des milliers d’exemplaires, et qui correspond parfaitement à la cible que vous désirez atteindre. Quelque soit le contenu de la proposition, elle se termine toujours de la même manière : on vous propose d’acheter un emplacement publicitaire. 

Vous réfléchissez et vous commencez à rêver en pensant au potentiel que cela représente pour vous : du mensuel au semestriel, en passant par le trimestriel, un magazine est un objet qui reste longtemps entre les mains du lecteur, et l’idée d’investir dans un publicité assortie d’un article vous semble de plus en plus séduisante.

Évidemment, tout cela a un coût, parfois élevé, mais vous vous dites qu’avec les prestations “gratuites” que l’on vous propose et les remises qui vous ont été consenties (parce que fin de bouclage, ou numéro thématique spécial…), ce projet est finalement à votre portée et qu’il y aura peut-être de bonnes retombées.

Avant de vous lancer, voici quelques conseils qui vous seront utiles pour rentabiliser au maximum votre investissement :

 Prendre du recul

Ne laissez pas votre ego exploser parce que votre interlocuteur vous annonce que vous avez fait l’objet d’une sélection par le comité de rédaction, ou qu’il y a un dossier à paraître sur votre secteur d’activité et que vous êtes naturellement une référence dans ce domaine.

En tant qu’entrepreneur, vous devez analyser la situation avec objectivité. Et les faits sont très clairs : vous avez en face de vous un commercial qui veut vous vendre quelque chose. Partant de ce constat, il ne vous reste plus qu’à regarder si ses propositions peuvent vous correspondre ou non.

Analysez attentivement la proposition qui vous est faite en prenant en compte tous les paramètres :

  • le prix
  • l’emplacement proposé
  • la qualité du magazine
  • la présence de concurrents directs ou non dans le même numéro….

N’hésitez pas à demander un exemplaire du magazine pour vous assurer que sa forme et son contenu sont en adéquation avec l’image de votre entreprise. Regardez aussi les pages qui attirent l’œil…et les autres.

Vous voulez réfléchir ? Le représentant du magazine ne va pas manquer de vous dire que compte tenu des délais de bouclage et du nombre d’entreprises désireuses d’être publiées, vous devez vous décider très vite. Cela ne vous rappelle rien ? “Offre exceptionnelle !”, ” Plus que 3 jours pour commander !”… Voilà, vous y êtes : ce ne sont ni plus ni moins que des arguments commerciaux. Alors la règle d’or est de garder votre sang-froid et de prendre le temps d’analyser l’offre. De toute façon, si vous préférez attendre, rien ne vous empêche de dire au commercial  que vous n’êtes pas intéressé pour cette fois-ci, mais qu’il vous contacte lorsqu’une opportunité similaire se présentera. Même s’il se récrie que cela ne se produit que très rarement, il y a fort à parier que, ô miracle, une situation identique se représentera malgré tout.

Enfin, il est important de ne pas se laisser aveugler par le mythe des retombées immédiates. Pour être efficace, une publicité doit être répétée dans le durée et être incluse dans une stratégie de communication globale. Si vous publiez un encart une seule fois, les retombées risquent d’être quasi-nulles.

 

Formaliser les propositions commerciales

Dans la mesure où vous avez un commercial en face de vous,vous allez pouvoir négocier. Par exemple, vous pouvez facilement obtenir un échelonnement du paiement, voire même une demi-page au prix d’un quart de page si le magazine est vraiment en période de bouclage.

Il se peut aussi que le commercial balaye chacune de vos objections en vous disant que le rédactionnel, la création graphique, voire la traduction dans une autre langue vous sont offerts. Il va aussi discuter avec vous de l’emplacement, en vous proposant par exemple de figurer exceptionnellement en ouverture du dossier qui vous concerne.

Là encore, ne perdez pas votre bon sens : des promesses orales ne constituent pas un engagement. Pour éviter toute mauvaise surprise, refusez de signer le bon pour accord qu’il vous présente si ces propositions ne sont pas formalisées par écrit. C’est votre meilleure garantie d’avoir une publication qui soit conforme à ce que vous souhaitez, et c’est aussi la seule protection que vous pourrez avoir en cas de litige. Imaginez que vous ayez payé le prix fort car on vous a promis de figurer dans les premières pages et qu’au final votre publicité soit invisible car noyée au milieu d’une dizaine d’autres en fin de magazine. Dans ce cas, vous pourrez vous référer à un écrit pour obtenir un remboursement ou refuser de payer vos traites.

N’hésitez pas non plus à poser des questions : si l’on vous “vend” la rédaction d’un article par un journaliste spécialisé dans votre secteur, il est judicieux de s’enquérir de son nom et de demander à voir quelques-unes de ses publications dans ce domaine. Cela vous évitera la déconvenue de voir votre article de fond rédigé par un étudiant ou un pigiste….

 

Être attentif aux “petites lignes” du contrat

Lisez attentivement les conditions générales de vente avant de donner votre accord, car elles sont très différentes d’un magazine à l’autre et elles contiennent parfois quelques clauses inattendues.

Par exemple, contrairement aux journaux quotidiens et hebdomadaires, les magazines mensuels ou trimestriels se dégagent de toute responsabilité quant à la date de sortie : attention donc à l’annonce d’évènements limités dans le temps qui perdra de son intérêt si elle est publiée avec 2 ou 3 semaines de retard.

Il arrive même parfois que les magazines fassent du “surbooking” : dans ce cas, une clause va préciser que vous n’avez aucun recours si vous ne paraissez pas dans le numéro initialement prévu mais dans le suivant ! Il vaut donc mieux privilégier un portrait global de votre entreprise ou de vos produits et services.

Regardez aussi quelles sont les conditions de résiliation du contrat, et les engagements du magazine.

 

Et vous, avez-vous déjà fait diffuser une publicité dans un journal ou un magazine ? Quelles ont été les retombées ?

 

Crédits photos : merci à FontShop,  à zoetnet, à Eivind Z. Molvaer, à inju

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