La bonne vieille (ou ““) est-elle morte ? Doit-on continuer à l’utiliser ? Je ne sais pas si vous vivez au quotidien l’utilisation de la , mais de nombreux entrepreneurs et managers la considèrent inutile, comme obsolète… d’un autre âge.

Et pourtant! Salons, expositions, dîners, conférences… toute manifestation formelle ou informelle est une occasion d’échanger des cartes de visites avec des contacts qui sont potentiellement de futurs clients, fournisseurs ou partenaires. Or le constat que l’on fait souvent, c’est que la ne servirait à rien : les contacts ne reprennent pas contact avec vous… et lorsque vous le faites, vous vous demandez si ces contacts ne vous auraient pas déjà oublié.

Alors, la est-elle une perte de temps ? D’argent ? Je me suis moi-même posé la question de savoir si cela valait vraiment le coup de récupérer des cartes de visite et de donner les miennes à tout un chacun.

En creusant la question avec le temps, je me suis rendu compte qu’il existe des mauvaises et des meilleures façons d’échanger des cartes visites avec des contacts. Et qu’avec un peu d’efforts, un chef d’entreprise ou un manager peut exploiter utilement la pour communiquer sur sa société, et augmenter ses ventes.

Je vous propose ce dossier afin que l’on se pose la question, ensemble, de savoir comment échanger sa pour communiquer… et vendre ?

Un peu d’histoire : la est une vieille dame

Je pensais que la avait été créée à la seconde moitié du 20ème siècle, aux Etats-Unis après la seconde guerre mondiale. Or en préparant ce dossier je me suis rendu compte que la première apparition de la date… du 15ème siècle, en Chine. Et la première apparition de la en Europe date du 17ème siècle.

Plus exactement, la telle qu’on la connait aujourd’hui est en réalité le résultat d’un mélange. Le mélange vient d’un côté de la traditionnelle utilisée par les aristocrates afin d’annoncer leur arrivée au domaine à leurs serfs et servants. Et d’un autre côté de ce qu’on appelle en anglais la “trade card” (carte commerciale ou carte d’affaires). La trade card est devenue populaire à Londres en Angleterre au 17ème siècle. Ces cartes d’affaires servaient aux commerçants et entrepreneurs à signaler aux gens sur une petite carte l’emplacement de leur affaire. Car à cette époque, l’adresse postale telle qu’on la connaît n’existait pas encore.

Cette évolution vers la (appelée aussi ) s’est réalisée depuis grâce à la sophistication des techniques d’imprimerie. Ces techniques ont permis l’introduction de la couleur ainsi que des dessins et illustrations plus complexes et plus agréables à regarder.

Combien coûte une et quel format de carte visite choisir ?

Format d’une ou

N’importe quelle personne doit pouvoir glisser votre carte visite dans son portefeuille.

C’est pourquoi le format de le plus fréquemment utilisé est le format “carte bancaire”. La taille de la est ainsi égale à celle d’une simple carte bancaire. Ce format assure sa polyvalence quel que soit le destinataire.

La taille exacte du format carte bancaire est 85 × 54 mm.

Prix d’une

Les prix d’une varient suivant plusieurs critères :

  • Le format de carte que vous choisissez,
  • La présence de couleurs ou du noir et blanc sur la carte,
  • La quantité de cartes que vous commandez,
  • La qualité du papier utilisé,
  • Le degré de sophistication des effets graphiques (il est possible d’utiliser un modèle de ou de créer son propre graphisme de ),
  • L’impression au verso de la carte (facultative), en noir et blanc ou en couleur,
  • L’éventuelle présence d’une publicité au recto de la Imprimé par …” qui donne généralement droit à une remise,
  • Les frais de port pour envoyer les cartes à votre bureau ou votre domicile.

Comment créer une bonne

Quel que soit le secteur d’activité, votre doit faire passer un message précis. N’importe quel contact doit pouvoir se faire une idée de vous et de votre entreprise en la regardant.

Je veux dire par là qu’il n’existe pas de règle concernant le graphisme, la quantité de textes présents ou clarté : l’essentiel est que votre dégage une identité forte.

Il est généralement commun de laisser ces informations sur une :

  • Nom et logo de l’entreprise,
  • Votre nom et votre fonction au sein de l’entreprise,
  • Votre numéro de téléphone et votre adresse email,
  • Les coordonnées postales de l’entreprise,
  • L’adresse du site web de l’entreprise.

Toutefois, certaines entreprises vont à contrepied de cette norme. Elles créent des cartes de visite originales afin de se démarquer des concurrents.

Utiliser sa pour communiquer et vendre

Le principal souci lorsqu’on utilise la pour communiquer est qu’une fois l’événement passé, souvent les contacts ne se souviennent pas précisément de vous en particulier. Cela se produit pour deux raisons : le contact personnel a été insuffisant; vous n’avez pas su annoncer ce qu’il se passera après la rencontre.

En d’autres termes, vous et votre n’avez pas tapé dans l’oeil de l’interlocuteur

C’est pourquoi profiter de la pour communiquer et vendre nécessite un travail bien en amont de l’événement. Vous devez préparer à l’avance la ou les raisons qui vous pousseront à donner votre . D’autre part, vous devez associer au geste de tendre votre une parole, une proposition, quoi que ce soit qui puisse ancrer votre rencontre avec votre contact.

Cette stratégie de se résume en deux points : d’une part faire en sorte que l’interlocuteur se souvienne de vous particulièrement (marquer l’esprit). Et d’autre part que cet interlocuteur sache quel est l’intérêt de cette pour lui, ses affaires. Après la rencontre.

Le n’est pas très loin de tout cela…

Donner une raison de prendre votre

Il existe une nette différence entre prendre poliment une et prendre une en ayant envie d’un prochain contact. En amont de l’événement auquel vous assistez, préparez donc ce que vous attendez concrètement de cet événement. Et traduisez cette attente en une opération ponctuelle.

Voici quelques exemples d’opérations liées aux business cards :

  • Voulez-vous obtenir des ventes ? Donnez votre … qui donne droit à une remise ou un cadeau uniquement valable lorsqu’on passe par vous pour commander.
  • Vous voulez faire connaître votre site web ? Donnez votre … qui donne droit aux frais de port gratuits uniquement lorsqu’on passe par vous pour s’y rendre.
  • Vous voulez faire connaître un produit ? Donnez votre … qui donne droit à un échantillon gratuitement uniquement lorsqu’on passe par vous.

Il existe toutes sortes d’idées que vous pouvez mettre en place en fonction de votre propre besoin et de vos spécificités. Le principe de base reste le même : susciter suffisamment d’intérêt à reprendre contact avec vous.

Je vous invite à consulter ce dossier sur le marketing événementiel pour d’autres idées.

Ancrer votre dans le temps… afin que l’on se souvienne de vous

La seule opération associée à la peut s’avérer insuffisante pour que l’on se souvienne de vous. C’est pourquoi vous pourriez associer un geste, une parole au moment ou vous échangez votre .

Le but est que le contact puisse vous associer vous et votre à des images visuelles et/ou auditives.

Vous pourriez par exemple jouer sur la surprise incluse avec la . Vous pourriez aussi jouer sur son caractère exclusif (sous-entendu : vous faites une opération tellement spéciale que vous ne la réservez pas à n’importe qui). Au moment de la donner, vous pourriez prendre un stylo et noter au dos de votre carte, en quelques mots, ce qu’elle permet d’obtenir une fois la rencontre terminée.

Là encore, réfléchissez à des approches avant la rencontre… mais pas trop non plus afin que la spontanéité soit une partie de l’équation au moment de donner la .

Utiliser la des autres pour communiquer et vendre

Je souhaite pour terminer évoquer trois points qui concernent le moment où vos contacts vous tendent leur propre :

  1. Regardez bien la que l’on vous tend. L’interlocuteur va faire attention à ce que vous faites de sa carte. Si vous la mettez directement dans votre poche en y jetant un rapide coup d’oeil, le contact comprend qu’il ne vous intéresse pas. La relation est donc très mal partie…
  2. Reproduisez l’approche ci-dessus… à l’inverse. Ancrez cet échange de dans le temps en établissant avec votre contact les bonnes raisons pour lesquelles lui doit prendre contact avec vous, et pour lesquelles vous devez prendre contact avec lui.
  3. A mesure de l’événement : notez régulièrement au dos des cartes récupérées des notes à propos des interlocuteurs, afin que vous puissiez vous souvenir d’eux une fois l’événement terminé. Pourquoi pas prendre ces notes à la conclusion de l’entrevue, devant l’interlocuteur afin de suivre l’objectif ci-dessus.

En conclusion

La est l’un des plus anciens moyens de faire des affaires.

Elle est très répandue, aujourd’hui encore. Trop peut-être ? Ce que l’on constate, c’est que l’échange de cartes de visite est pratiquement devenu un rituel parce que les autres le font… en somme, sans intérêt autre que social.

C’est pourquoi en soufflant un peu sur la poussière de nos cartes de visites, il devient plus facile d’en tirer un parti , commercial et de communication pour le bien de son affaire.

Dépoussiérer ses cartes de visite et avoir une stratégie ? D’après l’histoire de la il semble bien que ce soit un retour aux premières utilisations…

Quelles utilisations faites-vous de vos cartes de visite ? Les distribuez-vous à tout le monde ? Pour quels résultats ?

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