C’est une situation que connaissent tous les entrepreneurs : vous envoyez des e-mails détaillés ou vous répondez rapidement à un prospect ou à un partenaire potentiel et puis, vous n’obtenez pas ou plus de réponse.

Pourquoi ? Une société d’optimisation de messagerie, Boomerang, a analysé 5,3 millions de messages pour identifier les caractéristiques des courriels qui obtiennent un taux d’ouverture élevé. (voir ici)

A vous de vous en inspirer pour rédiger des e-mails qui seront lus et qui obtiendront une réponse !

Optimiser le taux de réponse et le taux d’ouverture des emails

Pas de jargon compliqué, ni de phrases trop longues

La clé pour être lu est la simplicité. D’après Boomerang, il faudrait écrire comme si vous vouliez vous adresser à un élève du CE2 (soit grosso modo un enfant de 8 ans).

Quand les phrases sont trop longues, trop complexes, avec un vocabulaire trop élaboré, le destinataire renonce à les lire. Et le taux de réponses chute.

Voici quelques données éloquentes sur le taux de réponse en fonction du niveau de langage :

  • niveau de langue d’un enfant de maternelle : taux de réponse de 46%
  • niveau d’un élève du primaire : 53%
  • niveau d’un lycéen : 45%
  • niveau d’un élève du supérieur : 39%

Évidemment, cette règle est à nuancer car vous devez aussi vous adapter à votre cible. Le langage utilisé sera différent si vous voulez envoyer un courriel à un prospect néophyte ou à un professionnel averti.

De la légèreté

Il faut trouver le ton juste pour n’être ni trop distant ni trop enthousiaste.

Si vous vous montrez légèrement chaleureux, votre taux de réponse va augmenter de 15%. Mais si vous en faites trop, il va chuter ! Il faut donc éviter de verser dans l’excès de flatterie.

Paradoxalement, la négativité peut aussi marcher : un e-mail légèrement négatif obtiendra 13% de réponses en plus qu’un e-mail neutre.  Mais la négativité est à prendre avec précaution pour ne pas nuire à votre image de marque. Tout va donc dépendre de votre stratégie et de l’objectif de votre e-mail.

Ni trop court, ni trop long

L’e-mail idéal comporte entre 50 et 125 mots.

Le taux d’ouverture est en effet de :

  • 50 mots : 50%
  • 75 mots : 51%
  • 100 mots : 51%
  • 125 mots : 50%

Entre 500 et 2000 mots, le taux d’ouverture passe à 44% et si vous dépassez les 2500 mots, il n’est plus que de 35%.

De même, vous aurez moins de chances d’être lu et d’avoir une réponse si vous rédigez des e-mails trop brefs : le taux d’ouverture est de 44% pour 25 mots et de 36% pour 10 mots.

Spécifier un objet mais rester concis

Votre e-mail doit comporter un objet si vous voulez qu’il soit lu : il faut que le destinataire sache de quoi vous voulez parler sans avoir besoin de l’ouvrir.

Mais pour capter son attention, n’en faites pas trop ! Les objets les plus courts  (3 à 4 mots) ont de meilleurs taux de réponse :

  • pas d’objet : 14%
  • 1 mot : 37%
  • 2 mots : 46%
  • 3 mots : 48%
  • 4 mots : 48%
  • 5 mots : 46%
  • 6 mots : 44%
  • 7 mots : 42%

Et vous, qu’en pensez-vous ?

 Crédit photo : Cristian Carrara
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