F pour facebook, et M pour Mobile:  le commerce électronique s’est à peine intégré aux habitudes des consommateurs, qu’apparaissent 2 nouveaux concepts, avec lesquels les e-commerçants vont devoir compter. Une étude de CCM-Benchmark fait le point sur les avancées et les potentiels de ces nouveaux moyens de ventes.

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Le M-commerce: les internautes sont prêts

Plus de 3 millions de français ont déjà effectué un achat à partir de leur téléphone portable. Ce chiffre, qui exclut les achats d’applications pour mobiles et smartphones, représente 12% des achats en ligne.

Quels produits? Les internautes semblent tester le commerce sur leur mobile avec des achats peu onéreux comme les livres, les disques, les billets de train, et même l’habillement, qui avait pourtant du mal à décoller dans les débuts du e-commerce. L’avantage du m-commerce, c’est qu’on peut non seulement acheter quand on veut, mais désormais où l’on veut, à partir d’un téléphone portable qui devient en quelque sorte l’outil idéal pour ne pas rater une bonne affaire ou une vente flash.

Pourtant, les marchands en ligne n’ont pas encore intégré le m-commerce comme réel pourvoyeur de ventes: A la fin du mois d’avril 2011, seuls 22% d’entre eux avaient adapté leur site à la consultation sur plateforme mobile, ou installé une application mobile transactionnelle. Cette adaptation technique est une condition au décollage des ventes sur mobiles: bien que les débits et temps de chargements se soient considérablement améliorés, il faut que le site soit lisible et facilement utilisable sur des écrans tactiles de petit format.

Vendre sur facebook

Le f-commerce, aussi appelé social commerce permet de proposer des produits à la vente par l’intermédiaire du très fameux réseau social Facebook.
Pour le moment, les entrepreneurs ont bien compris les atouts de cet outil en matière de communication: la plupart d’entre eux ont une page dédiée à leur entreprise. Pour les e-commerçants, il existe un onglet shopping qui permet de présenter des produits en vente, mais il faut passer sur le site de la boutique pour réaliser l’achat. Quelques applications clés en main, développées par des sociétés tierces, proposent des fonctionalités plus poussées intégrant un moyen de paiement comme Pay Pal.

Ce concept étant relativement récent, il n’existe pas encore de données sur la vente via facebook et peu de sociétés se sont réellement lancées dans ce créneau.

Quelques obstacles peuvent entraver le développement du f-commerce, comme l’absence d’une charte claire et bien définie: Facebook étant utilisé comme plateforme pour la vente, il est nécessaire de se conformer au “règlement intérieur” qui pour l’instant n’a pas vraiment intégré ce nouvel usage. D’autres part, le stockage et l’utilisation des données récoltées d’un f-client doivent être fortement encadrés.

Et puis, il semble que le décollage ne soit pas pour cette année: selon CCM benchmark, 98% des sites prévoient une présence sur facebook d’ici la fin de 2011, afin de booster leur trafic, mais 77% n’ont pas prévus d’installer une application transactionnelle permetttant des achats directement sur leur page.

Crédit photo: Podkanox

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