Crise financière, crise monétaire, zone euro : Crise financière et monétaire : L’Islande étudie l’adoption… de l’euro, sans entrer dans l’UE

Ce n’est pas une plaisanterie : emportée par la crise financière, l’Islande envisage d’adopter unilatéralement l’euro comme monnaie.

Après le concept de parapluie militaire créé il y a quelques dizaines d’années… le monde découvre le concept de parapluie monétaire.

Islande : de la crise financière à la crise monétaire

La crise financière a provoqué en Islande une crise monétaire sans précédent.

Rappelons que l’Islande a été obligée de nationaliser ses deux principales banques. Provoquant ainsi la chute de la monnaie nationale, la couronne islandaise. Les autorités monétaires ont dû relever considérablement les taux d’intérêt en Islande pour redresser la monnaie nationale.

Ainsi, pour lutter contre cette chute, l’Islande a reçu plus de 10 milliards de dollars d’aides financières. Notamment du FMI. Et notamment de la part des russes. Ces derniers prennent ainsi une très belle opportunité de pouvoir exercer des pressions sur l’Islande, si proche de l’océan Arctique. Et de ses réserves d’hydrocarbures…

Parapluie monétaire

L’euro pour sauver le système monétaire islandais ?

Ces mesures ne seront visiblement pas suffisantes. L’économie de l’Islande pourrait se contracter de -10% l’an prochain. Oui, cela donne le vertige.

Cela amène les autorités politiques et monétaires islandaises à envisager de mettre leur pays sous un parapluie monétaire. Soit du dollar, soit plus “sérieusement” de l’euro.

Le Premier Ministre islandais déclarait ainsi ce samedi :

L’Islande est prête à étudier différentes possibilités pour résoudre ses graves difficultés économiques et monétaires, parmi lesquelles celle d’une adoption unilatérale de l’euro sans entrée dans l’Union européenne.

Il faut dire que la colère gronde en Islande. Samedi, 5 000 personnes, soit tout de même 1,5% de la population locale, ont défilé dans la capitale Reykjavik pour réclamer le départ du gouvernement.

En France, 1,5% de la population représenterait près d’1 million de personnes à Paris.

La BCE défavorable à l’adoption de l’euro sans entrer dans l’UE

Cette réflexion se heurte à deux soucis majeurs :

  1. La Banque Centrale Européenne refuse par principe qu’un pays adopte l’euro sans entrer dans l’Union Européenne.
  2. Le processus d’entrée dans l’UE prendrait 2 ans au bas mot. Auxquelles s’ajouteraient trois années supplémentaires pour entrer dans la zone euro.

Autant dire que les obstacles sont nombreux à l’entrée de l’Islande en zone euro.

Un regard vers le Royaume-Uni et la zone euro

La particularité de l’Islande est d’être un pays très petit, et dont l’économie est très ouverte sur l’extérieur.

Difficile de s’empêcher de penser à l’économique du Royaume-Uni : la Grande Bretagne est une grande puissance économique… dont l’économie est elle aussi très ouverte sur l’extérieur.

On remarque que la Bank of England (BoE) a participé à toutes les grandes manoeuvres des Banques Centrales mondiales. Notamment pour diminuer les  taux d’intérêt à travers le monde. Notamment pour injecter des liquidités.

On peut donc se demander si cette crise favorisera le débat sur l’entrée du Royaume-Uni dans la zone euro ?

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