Artisan, artisanat, entreprise artisanale : Qui sont les artisans et combien gagnent-ils ?  Les chiffres de l’artisanat

L’artisanat est la première entreprise de France  :  au total, ce sont plus d’ 1 069 000 entreprises et 3,1 millions d’actifs qui exercent une activité artisanale. Mais quel est réellement le profil des artisans en 2013 ? Combien gagnent-ils ? Quels secteurs sont les plus porteurs ?

Voici quelques éléments de réponses qui sont autant de pistes e réflexions pour les futurs créateurs d’entreprises…

revenus des artisans en 2013

Un vivier d’emplois et un réseau de proximité

Il y a quatre grands secteurs d’activité dans l’artisanat : l’alimentation, le bâtiment, la fabrication et les services (secrétariat, les soins à la personne comme la coiffure…).

Présentes dans toutes la France, les entreprises artisanales ont choisi d’opter pour une véritable proximité avec leur clientèle :

  • 72 % des entreprises artisanales sont implantées dans des communes de moins de 200 000 habitants (dont 31 % dans les communes rurales)
  • 28 % sont situées dans des communes de plus de 200 000 habitants.

Dans les dix prochaines années, avec le départ d’environ 300 000 artisans à la retraite, l’artisanat va rester un secteur porteur pour créer son entreprise, la développer et recruter.  Le besoin en main d’œuvre qualifiée est d’ailleurs en constante progression : sur les 200 000 apprentis qui suivent une formation, 80 % obtiennent un emploi en CDI dès qu’ils sont diplômés.

Des écarts de revenus en fonction des secteurs d’activités

La 18ème édition du recueil “Chiffres et commentaires” publié par la FCGA (Fédération des Centres de Gestion Agréés) a étudié les revenus moyens des petites entreprises du commerce et de l’artisanat en 2011.

Si l’activité des artisans semble se maintenir, voire redémarrer, des écarts conséquents apparaissent en fonction des secteurs d’activités :

  • Résultats courants bruts (CA - charges) inférieurs à 33 000 euros : 17 professions sont concernées. Celles qui s’en sortent le mieux sont la cordonnerie et l’antiquité-brocante.
  • Résultats courants bruts entre 33 000 et 41 250 euros : 16 professions sont concernées. Les activités les plus lucratives sont la maroquinerie et les cafés-restaurants.
  • Résultats courants bruts entre 41 250 et 49 500 euros : 25 professions sont concernées. Les plus rentables : la boulangerie-pâtisserie, la charcuterie et la maçonnerie.
  • Au-delà de 49 500 euros : 19 professions dont l’optique-lunetterie.

Ces revenus moyens sont des indicateurs mais, comme ils sont basés sur les déclarations de 193 000 TPE adhérentes à un Centre de Gestion Agréé, ils sont à relativiser puisqu’ils excluent certaines micro-entreprises et les auto-entrepreneurs.

La grogne des artisans du bâtiment

Après un regain d’activité en 2011 (+ 4,3 % sur les résultats courants bruts des TPE), les entreprises artisanales ont subi en 2012 une baisse de 1%.

Les prévisions pour 2013 sont loin d’être encourageantes. Selon Patrick Liébus, Président de la CAPEB (Confédération de l’Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment),  le recul de l’activité devrait se situer entre 2,5 et 3 % (source).

La Fédération Française du Bâtiment (FFB) estime également que près de 40 000 emplois seraient menacés entre 2013 et 2014.

Après les manifestations du 18 janvier, qui ont rassemblé plus de 10 000 artisans selon les organisateurs, la FFB a prévu de mener une campagne intitulée “Trop, c’est trop !” le 31 janvier prochain pour démontrer l’impact négatif des mesures prises envers les différents acteurs du bâtiment.

La grogne des artisans du bâtiment se cristallise autour de différents motifs de mécontentement :

 

Crédit photo : merci à EadaoinFlynn

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