Inflation des prix, indice des prix, pouvoir d'achat : L’inflation française poursuit son augmentation : analyse des chiffres et prospective

L’inflation de la France repart à la hausse. L’ à la consommation a en effet augmenté de +0,2% au mois de février 2008, par rapport au mois de janvier (voir l’analyse du mois dernier).

Sur 1 an en 2008, l’ française s’élève donc à +2,8%. Soit le même chiffre que le mois dernier (source : INSEE).

On note qu’en janvier, l’indice d’ avait diminué de -0,1%, après un +0,4% en décembre 2007. La diminution était notamment due aux soldes.

Une modérément à la hausse… grâce à l’euro

Les économistes et analystes interrogés par l’agence de presse Reuters s’attendant à une augmentation +0,4% de l’, c’est donc plutôt une bonne nouvelle au regard du consensus.

Pour ce qui concerne l‘analyse conjoncturelle des chiffres de l’ à la consommation, je constate deux points :

  • L’euro fort a joué son rôle de bouclier face à l’explosion du prix des hydrocarbures. En effet, d’un mois sur l’autre les prix de l’énergie ont diminué de -0,6% (par rapport à une augmentation de +11,4% sur 1 an glissant)… alors que l’euro s’approchait déjà du 1,5 dollar.
  • L’ des prix de l’alimentation se poursuit, mais à un rythme moins soutenu : +0,2% d’un mois sur l’autre, il faut savoir que la hausse est de +4,8% sur 1 an glissant.

L’ devrait se relever nettement au mois de mars… et la BCE devrait rester attentiste

Bien sûr, depuis le mois de février l’euro a carrément crevé le plafond du 1,5 dollar… mais dans le même temps, les prix du baril de pétrole ont eux-même considérablement augmenté. Il existe donc un décalage d’un mois sur l’autre… et ce sont probablement les mois de mars et d’avril qui vont capitaliser des tensions à la hausse sur l’.

Les deux prochains mois seront donc certainement cruciaux pour la BCE. Les chiffres de l’ à la consommation actuels restent mauvais même si la conjoncture en zone euro est toujours morose. En coulisses, les gouverneurs de la Banque Centrale Européenne craignent que l’ des prix dans l’alimentaire et l’énergie ne se propage vers d’autres postes de consommation.

Cette qui perdure conforte donc à court terme la stratégie de la BCE, à savoir d’opter pour le statu quo dans l’attente qu’une tendance plus globale se dégage.

Dans le même temps, la pression politique est si forte sur une baisse des taux d’intérêt en zone euro que la BCE ne devrait pas bouger un seul petit doigt, pour cette seule raison : comment pourrait-elle crédible puisqu’elle signalerait une inféodation aux politiques ? Les statuts de la Banque Centrale Européenne sont très clairs : les autorités monétaires sont totalement indépendants des politiques.

Dernier point pour conclure : cette ne va pas calmer le débat sur le pouvoir d’achat des français qui devrait rester vif dans le débat politique, en France.

Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement