Croissance zone euro, croissance zone euro 2007, BCE PIB : Croissance 2007 en zone euro : mieux que les Etats-Unis, mieux que le Japon

La croissance du PIB de la zone euro a augmenté de +0,4% au 4ème trimestre 2007 (source : Eurostat). C’est mince par rapport au 3ème trimestre de la même année, pendant lequel le PIB avait augmenté de +0,7%.

Cette décélération de la croissance en zone euro s’explique par deux facteurs : d’une part les 2 premières économies de la zone euro, Allemagne et France, ont fait moins bien que leurs partenaires. Et d’autre part, les dépenses des ménages ont reculé en 2007, pour la première fois depuis 7 ans. Or la consommation est l’un des principaux facteurs de croissance en zone euro.

La croissance du PIB 2007 en zone euro supérieure aux Etats-Unis et au Japon

Ainsi, sur l’ensemble de l’année 2007, la croissance en zone euro a été de +2,6%. Les pays de la monnaie unique font mieux que le Japon (+2,1%) et que les Etats-Unis (+2,2%). C’est la première fois depuis 2001.

Interrogations sur le couplage économique entre zone euro et Etats-Unis

Ces bons chiffres alimentent les interrogations sur le couplage économique entre les US et la zone euro (et même l’UE dans son ensemble). En effet habituellement, les Etats-Unis dirigent l’économie mondiale. C’est à dire que de la santé économique des Etats-Unis dépend la santé économique des autres pays.

On peut ainsi se demander si le vacillement actuel des Etats-Unis va entraîner dans son sillage la zone euro. Pour le moment les chiffres en zone euro sont moins mauvais que ceux des Etats-Unis. Or s’agit-il d’un réel découplage ou s’agit-il d’un simple décalage entre les deux puissances économiques ?

Face au risque de récession aux Etats-Unis, les autorités américaines ont mis en place trois soutiens à la croissance du PIB américain :

  1. Relance économique décidée par le Président des Etats-Unis Georges W. Bush,
  2. Diminution drastique des taux d’intérêt par la FED,
  3. Décrochage massif de la monnaie dollar face aux autres principales monnaies mondiales, favorisant les exportations américaines.

Dans le même temps en zone euro, aucun pays n’a encore bougé pour soutenir la croissance sur le plan budgétaire. Et la BCE préfère l’attentisme à l’interventionnisme (notamment en considérant les risques d’inflation). Enfin, le décrochage du dollar renchérit les produits et services de la zone euro à l’exportation.

Je pense que le printemps nous éclaircira sur les effets de la politique américaine et ses conséquences sur les autres économies mondiales.

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