Baromètre du crédit des banquesChristine Lagarde, Ministre de l’Économie, n’est pas contente à propos du financement des entreprises.

Elle redoute (comme les entrepreneurs) un assèchement du crédit. C’est déjà une réalité tant les PME ont des difficultés à se financer et assurer leur trésorerie. Elle souhaite que les banques tiennent leurs engagements sur les crédits en échange de l’aide apportée par l’Etat pour les sauver. Et accordent des prêts aux entreprises.

Il faut dire que ces engagements des banquiers ne sont pas minimes : en pleine crise financière, les banques se sont engagées à augmenter le montant de leurs crédits aux particuliers et aux entreprises de 3 à 4 % d’ici un an.

Un baromètre pour mesurer les crédits consentis

Pour vérifier ces promesses le gouvernement a mis en place un baromètre du crédit.  Ce baromètre mesurera chaque mois l’évolution des crédits accordés par les banques, notamment aux entreprises.

Le gouvernement fonce ainsi les sourcils : “Si les banquiers ne jouent pas le jeu, alors les conséquences seront efficaces, l’Etat n’hésitera pas à prendre des participations au capital des banques pour éviter qu’il y ait un dérapage”, a ajouté René Ricol le 10 novembre sur Europe 1.

Il ne plaisante pas : “prêtez, banquiers. Ou on vous nationalise purement et simplement !

Que faire en cas de difficultés de financement, notamment de trésorerie ?

En plus de cette mesure pour faciliter le crédit, le gouvernement a mis en place un système en cas de problèmes de trésorerie.

C’est une procédure à suivre, qui tient en 3 étapes :

  1. L’entreprise peut s’adresser à Oséo, la banque publique d’aide aux PME. Une cinquantaine de cellules de soutien aux TPE-PME ont également été créées en France. L’entreprise peut enfin s’adresser directement à la Banque de France ou aux services de la trésorerie générale ;
  2. Si ces intervenants n’ont pas résolu son problème, elle peut passer par un comité de suivi régional (trésorier-payeur général, représentants des banques, de la Banque de France et d’Oséo) ;
  3. En cas d’échec, une réunion à l’échelon du département, sous la supervision du préfet, pourra décider d’un recours à René Ricol. Ce dernier est aussi accessible via un numéro vert (0810 00 12 10) ou sur le site mediateurducredit.fr à partir du 14 novembre.

Souriez, entrepreneurs : les banquiers ont l’obligation de prêter à l’oeil !

Source : http://www.premier-ministre.gouv.fr/

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