La mention “fait maison” est désormais officielle et encadrée par un décret entré en vigueur le 15 juillet 2014. Son but est de renforcer l’information et la transparence auprès du consommateur, tout en mettant en valeur le métier de cuisinier.

Label fait-maison officiel mais encore contesté par les restaurateurs

Mais cette nouvelle définition du “fait maison” est loin de faire l’unanimité, y compris auprès des restaurateurs qui défendent justement la cuisine “maison”.

Premier grief : le risque de confusion entre le “fait maison” et le “cuisiné sur place avec des produits frais”. En effet, si les plats cuisinés surgelés sont interdits, les restaurateurs qui utilisent des produits bruts surgelés (à l’exception des pommes de terre) pourront apposer sur leurs cartes la mention “fait maison”. D’où les critiques : pour certains, si ce label est une avancée, il n’est pas assez restrictif pour offrir de véritables garanties aux consommateurs.

Deuxième grief : certains restaurateurs estiment que le fait-maison devrait être considéré comme étant la normalité, et que les restaurateurs qui vendent des produits surgelés devraient être contraints de le spécifier clairement sur leur carte.

Troisième grief : à partir du 15 janvier 2015, les services des fraudes de la DGCCRF vont contrôler les restaurateurs qui utilisent le label fait-maison. Mais pour certains professionnels,  il n’y a pas assez d’inspecteurs pour assurer une véritable surveillance du respect de la législation.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Crédit photo : merci à Michael Sheehan 
Mettre en favoris et partagerEntreprise»Abonnement