Trop, c’est trop.  Le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et restaurateurs (Synhorcat) ne supporte plus de voir les particuliers offrir la réalisation de bons petits plats chez eux via Internet.

Il y aurait ainsi plus de 3000 “restaurants clandestins” en France, dont certains dépassent totalement le cadre du déjeuner ou du dîner organisé en toute convivialité.

Les restaurants clandestins en 2015

Le Synorcat a déjà rencontré Martine Pinville (secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de la Consommation) pour faire valoir ses griefs et insister sur le fait que ces restaurants clandestins :

  • servent de l’alcool sans licence
  • diffusent de la musique sans payer quoi que ce soit à la Sacem
  • proposent des menus de type entrée+plat+dessert à des tarifs parfois très élevés (80 €), ce qui prouve qu’il s’agit d’une véritable prestation rémunérée et non plus une simple demande de participation aux frais
  • ne respectent pas la législation en vigueur (notamment en matière d’hygiène et de sécurité)
  • ne sont soumis à aucune fiscalité spécifique
  • risquent de proliférer (le président de Synhorcat considère qu’il pourrait y avoir 20 000 restaurants de ce type d’ici 3 à 5 ans)

Le syndicat souhaite que le gouvernement exige pour ce type d’activité une déclaration préalable obligatoire à l’administration et aux services fiscaux, ainsi que le respect de la réglementation en vigueur.

Le développement de l’économie collaborative ne semble pas faire que des heureux…

Crédit photo : Shutterstock.com
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