La solidarité est un puissant moteur qui peut résoudre bien des problèmes. Grâce à votre mobilisation, à vos dons, à vos messages de soutien, à vos partages d’articles, à vos conseils… Peggy et sa famille se sont sentis soutenus et, surtout, ils ont réussi à sauver leur maison menacée de saisie suite à des impayés clients.

Merci à vous tous pour avoir agi, à votre niveau, afin de les aider à traverser cette épreuve et un grand bravo à Peggy qui s’est battu jusqu’au bout malgré les difficultés !

Vous pouvez lire le témoignage de Peggy sur cette issue heureuse sur le forum : La maison de Peggy est sauvée 

L’histoire de Peggy, qui a failli vendre sa maison suite à des impayés clients

Petit rappel des faits

Cette mésaventure débute suite à un mauvais conseil. Peggy et sa famille ont construit eux-même leur nouvelle maison qu’ils veulent alors protéger par une déclaration d’insaisissabilité devant notaire. Pourtant, cette dernière leur dit qu’il est préférable, vis-à-vis de la banque, de ne pas faire cette démarche.

Or, par la suite, l’entreprise du mari de Peggy se retrouve placée en redressement judiciaire suite à plusieurs impayés de clients (dont le Trésor Public qui lui devait 5000 euros) et au refus de l’URSSAF d’échelonner sur 2 ans le remboursement des dettes.

Comme il s’agit d’une entreprise individuelle, il n’y a pas de séparation entre le patrimoine professionnel et personnel. Par conséquent, la procédure englobe toutes les dettes, y compris le crédit de la maison (102 000 euros). Le montant étant trop élevé pour être remboursé sur 10 ans, la liquidation judiciaire est prononcée en 2013. 

Le cauchemar commence…

Dès que la procédure est lancée, Peggy et sa famille multiplient les démarches pour tenter de racheter leur maison (estimée à 170 000 euros) mais ils se heurtent à des murs : ils ne parviennent pas à créer une SCI familiale, les organismes qui rachètent les prêts refusent de les aider, une association les oriente vers une procédure qui n’existe pas pour une entreprise individuelle… et la loi Macron de 2015, qui prévoir l’insaisissabilité de la résidence principale des entrepreneurs, n’est pas rétroactive.

Le mandataire décide alors en janvier 2018 que leur maison sera saisie et vendue 4 mois plus tard.

La maison de Peggy ne sera pas saisie et vendue pour payer les créanciers

Paniqués, les enfants de Peggy publient une lettre ouverte pour interpeller l’opinion publique. Ils créent aussi une cagnotte en ligne et lancent une page Facebook.

Alertée par Peggy sur cette situation, la Rédaction de Gautier-Girard.com publie un article pour la soutenir et lancer un appel à la solidarité : Peggy et sa famille vont perdre leur maison suite à des impayés de clients…vous pouvez les aider !

Première lueur d’espoir : le fils aîné de Peggy ayant signé un CDI, la SCI pourrait être créée mais il faut trouver des financements. Or l’argent file vite : il y a les frais de notaire, les frais d’avocats… Et pour obtenir un prêt, il faut réussir à faire baisser le montant de l’emprunt.

Des amis de la famille décident de lancer une association pour récolter des fonds en organisant notamment des événements.

Quelques mois plus tard, en mai, la situation a bien évolué comme la Rédaction le rappelle dans un autre article : il ne manque plus que 5 271,50 euros à Peggy pour sauver sa maison

Le montage de la SCI est quasiment finalisé et Peggy a fait appel à un courtier pour obtenir des prêts. Mais pour finaliser le projet de SCI, sa famille a besoin de 14 340 euros alors qu’ils n’ont récolté qu’un peu plus de 9000 euros.

Mais ouf, octobre débute sur une bonne nouvelle : la SCI a pu être constituée et Peggy a commencé à recevoir les premières offres de prêt !!! C’est une très belle victoire.  La procédure n’est bien sûr pas encore terminée mais au bout de 5 ans passés à se battre pour sauver leur maison, il y a enfin une perspective d’avenir réjouissante et positive.

Encore merci à tous ceux et à toutes celles qui ont soutenu Peggy tout au long de cette épreuve !  :-)

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