L’argent « nerf de la guerre. »

argent Qu’il s’agisse d’un investissement initial à la création de l’entreprise ou d’un besoin de financement pour développer de nouvelles activités, la demande de crédit est une étape quasi obligatoire dans le parcours des entrepreneurs. Cependant, tous ne sont pas égaux devant l’offre de crédit: les chefs des très petites entreprises (moins de 20 salariés) sont les plus nombreux à essuyer un refus de la part des banques. Pour inciter ces dernières à prêter de l’argent, une quarantaine de députés a déposé une proposition de loi à l’Assemblée Nationale.

Recadrer les conditions de crédit aux professionnels

Malgré les engagements pris par les banques depuis quelques années, ces dernières restent frileuses sur l’octroi de crédit; les élus dénoncent les difficultés d’accès au prêt, particulièrement pour les faibles montants: en dessous de 15 000 euros, la demande a de fortes chances d’être rejetée.
D’autre part, les députés pointent du doigt le manque de transparence dans l’offre de crédit et proposent de contractualiser les relation entre les banques et leurs clients professionnels, à l’image du système instauré pour les particuliers. Autre obstacle majeur: les frais trop élevés qui ne permettent pas aux petites entreprises de rentabiliser leur investissement. Ces taux se situent entre 17 et 24% et contrairement aux crédits particuliers, ne sont pas plafonnés. L’idée serait donc de rétablir la notion de taux d’usure, c’est à dire un taux plafonné par la Banque de France, pour les prêts aux professionnels. Seuls les prêts octroyés par OSEO n’entreraient pas dans le cadre de cette nouvelle loi.

Accéder au crédit, un enjeu vital

Comme le souligne Guénhaël Huet, député à l’origine de cette proposition, les TPE représentent aujourd’hui 97% des entreprises sur le territoire, chaque année un certain nombre d’entre elles se voient obligées de déposer le bilan suite à des difficultés de trésorerie. La proposition de loi viserait donc à apporter « une bouffée d’oxygène » à des entreprises en difficultés passagères, ce qui permettrait de protéger le tissu économique et de préserver des milliers de postes salariés.
Cette loi, encore à l’état de projet, devra être examinée par l’Assemblée dans les mois qui viennent.

Crédit photo: merci à François

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