En cette période de crise et de remontée du chômage, il serait logique d’aider les créateurs d’entreprises en situation de chômage à créer leur propre entreprise, afin qu’ils créent leur propre emploi. Et, pour ce faire, à augmenter le montant de l’ARCE.

La baisse du montant de l’ARCE fragilise les entrepreneurs

Le gouvernement français vient de décider de faire l’exact inverse en diminuant le montant de l’ARCE, l’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise.

Cette aide, extrêmement pertinente, donne à plus de 100 000 français chaque année un coup de pouce financier pour créer leur entreprise : il s’agit de verser au créateur actuellement à Pôle emploi et recevant une ARE (le chômage) 50% de ses droits, sous forme de capital, au moment de la création ou de la reprise d’une entreprise.

Le chômeur y gagne : il bénéficie d’un véritable coup de pouce financier au moment de sa création/reprise, grâce à des droits qu’il avait cotisé précédemment en tant que salarié.

L’Etat y gagne : en ne versant, au final, que 50% du montant initial.

L’économie y gagne : en aidant les chômeurs à créer leur propre emploi, à générer de la richesse.

Depuis le 14 Août 2012, le montant de l’ARCE correspond à 45 % du montant du reliquat des droits restants, et non 50% comme avant.

Alors que les petites entreprises françaises souffrent d’une sous-capitalisation chronique, cette mesure va contribuer à les amputer de quelques centaines à quelques milliers d’euros supplémentaires, fragilisant ainsi le créateur, et son entreprise.

Source : Legifrance.

Crédit photo : Craigregular.

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