Avant de vous lancer, voici 10 choses à savoir pour commencer à vous familiariser avec l’univers des prêts professionnels :

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1) Vous allez payer plus cher

Les taux d’intérêts des prêts professionnels et des prêts particuliers ne sont pas les mêmes. En moyenne, les premiers sont plus élevés de 0,2 à 0,4%.

Bon à savoir : si vous payez l’impôt sur les sociétés, vous pouvez déduire du résultat fiscal de votre entreprise les intérêts du prêt professionnel et la prime d’assurance emprunteur.

2) Vous devez prouver que vous pourrez rembourser

Même si votre business démarre bien, il faut rassurer votre banquier. Il va en effet vouloir passer au crible la bonne santé de votre entreprise.

Cela implique :

  • De fournir des pièces comptables (bilans, comptes de résultat…) pour lui donner confiance ;

  • D’avoir une certaine ancienneté : le banquier va vouloir anticiper le risque de défaillance, or ce dernier diminue avec les années. Souvent, il est demandé de justifier d’au moins 3 ans d’activité ;

  • De présenter un plan de financement réaliste pour expliquer comment vous allez financer les mensualités à rembourser (pour vous faire une idée, vous pouvez par exemple réaliser une simulation de prêt immobilier gratuite) ;

  • De ne pas présenter une situation à risque : certaines activités ou statuts juridiques (ex : micro-entreprise) rebutent les banques. Cela ne signifie pas forcément que vous ne trouverez pas de crédit, mais cela sera souvent beaucoup plus compliqué.

3) Vous ne bénéficiez pas des mêmes protections légales que les particuliers

  • Il n’y a aucun délai minimal de réflexion avant de pouvoir signer l’offre de prêt (pour les particuliers : 10 jours)

  • Il n’y a aucune condition suspensive d’obtention du crédit dans l’avant-contrat.

4) Vous devez prendre les devants

En tant que dirigeant, vous devez être capable de piloter votre entreprise et donc d’anticiper. C’est vrai aussi lorsqu’il s’agit de solliciter un prêt !

Vous aurez beaucoup plus de mal à négocier si vous attendez le dernier moment (décalage de trésorerie, situation tendue…) et si vous n’avez pas préparé correctement votre entretien avec le banquier. Par exemple, au-delà des documents à fournir, il peut être judicieux en fonction de votre situation de réfléchir à apporter des garanties supplémentaires

Enfin, si vous tardez trop, vous n’aurez pas l’opportunité de trouver l’offre la plus avantageuse pour vous.

5) Vous avez intérêt à faire jouer la concurrence

Vous pouvez faire appel à différentes banques de votre ville ou, mieux encore, solliciter un courtier qui saura vous conseiller en fonction de votre projet, de votre activité et de votre profil emprunteur.

Même si vous préférez ensuite signer avec votre banque habituelle, vous serez mieux préparé pour négocier.

6) Vous devez comprendre le jargon lié aux prêts

Imaginons que vous vouliez souscrire un prêt immobilier. Les taux d’intérêt pratiqués vont pouvoir être à fixes, variables,  indexés ou réglementés. Derrière chacun de ces mots, il y a une réalité très différente (voir ici par exemple : Les clés de la banque) qu’il est important de comprendre pour faire le bon choix et mesurer la portée de votre engagement.

7) Ne vous focalisez pas sur le crédit professionnel

Il n’y a pas que le crédit professionnel qui peut être intéressant pour financer votre projet. En fait, tout va dépendre de votre besoin.

Parmi les dispositifs existants, il y a par exemple le crédit-bail (ou leasing, qui peut être adapté à certains projets (comme l’acquisition d’une flotte automobile). Dans ce cas, la banque fait l’acquisition d’un bien qu’elle vous loue ensuite. Lorsque l’échéance est atteinte, vous pouvez poursuivre la location et racheter le bien.

N’hésitez pas à solliciter un expert pour être accompagné dans votre démarche de demande de prêt. Il saura vous conseiller et surtout vous aider à vous constituer un dossier en béton.

Et vous, qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà sollicité un prêt professionnel auprès de votre banque ?

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